Biographie

Marc Duez

     Que ne lui pardonne-t-on ? Que refuser à ce faciès, si tantôt moqueur et indiscipliné, tantôt si calme et sage mais portant toujours les traces d'une indélébile gentillesse naturelle ?

     Pourtant, loin de la chair de bois sculpté de notre prédicateur de service, l'histoire de cet apparent enfant de chœur est celle d'un pilote de course qui fustige les chevaux et qui ne s'en remet à notre Père Tout Puissant qu'en cas d'infinie détresse, nommée en nos lieux de prière... sortie de route. Sa coulpe, il ne l'a bat que sur deux roues ou dans un champ, ses Pater et ses Avé ne sont réservés qu'à la déesse mécanique, sa Sainte Vierge, tour à tour, n'est que Gaban, Martin ou fumée de cigarette que, pour la circonstance, nous appellerons... encens. Sa Bible est celle de la... CSN, il ne lit point Bossuet mais plutôt Van Vliet et Lizin et lorsqu'il prêche pour sa chapelle, ce n'est pas celle des fonts baptismaux.
     L'air, c'est bien connu, ne fait pas la messe et derrière cette tendresse que nous avons toujours cru vraie se cache un tempérament de feu que ne renieraient ni Vulcain, ni son homologue Héphaïstos.

     En avant ou en travers à la découverte de ce diable (bigre, n'en parlez pas ici) de Marc Duez, le plus incataloguable de nos très bons pilotes et aussi le plus doué de nos routiers sympa.

     Qui est-il donc ce grand gaillard que tout le monde connaît ? Qu'on croit heureux lorsqu'il rit pour briser les silences, qu'on prétend très assuré alors que parfois il se cherche. Duez, comme tant d'autres, c'est l'envers et l'endroit. Pile ou face. Marc en public, c'est la joie de vivre non feinte, le calembour de bonne facture, l'astuce verbale qui pique ou fait sourire, c'est l'image de l'équilibre et du bonheur. En privé, cela peut être autre chose. Pas toujours, mais parfois. Il y a chez lui, tout à la fois, la solitude du coureur de fond, les silences de la réflexion, ce quelque chose de plus profond, aussi de plus triste, qu'on ne cerne qu'avec le temps. Duez c'est un garçon vrai, malgré ses airs de on ne me l'a fait pas. Dans la course, il a trouvé un refuge qui lui va comme un gant. Là, il s'exprime avec son corps et sa tête.

     Aujourd'hui, à l'époque où il faut être soi-même (au volant) et son image (face aux autres), Duez à l'immense qualité de pouvoir être lui et son double, sans forcer, sans cacher le naturel. Il change de robe sans se déshabiller, fonçant d'un côté, tranquille et rassurant lorsqu'il quitte son baquet. Est-ce suffisant pour que cette force ne l'autorise plus à se poser de questions, pour que sa personnalité apparente cache quelque comportement antipathique ? Nous ne le pensons pas. Certains le disent obsédé par son image de marque, par son égoïsme latent. Nous ne le croyons pas non plus.
     Il est vrai que sa popularité ne lui fait pas mal au ventre. Il est vrai aussi qu'il est suffisamment intelligent pour savoir qu'un pilote - de valeur - doit être si pas aisé, au moins poli et souriant. En un mot, de préférence un produit vendable que non. Mais s'il l'est, ce n'est pas à force de le vouloir. C'est venu, comme ça, comme d'aucuns préfèrent râler dans leur coin ou être déplaisant par nature.
     Si ce n'était calculé, ce devait donc être un signe du destin. Parmi les routiers de Belgique, il n'est d'ailleurs pas le seul à allier bon sens de la trajectoire, bon sens tout court et bon caractère inné.

     Mais halte au pseudo psycho que nous risquons de devenir et place donc à Duez-le-pilote.

     Niki Lauda allait devenir champion du monde pour la première fois et, ce qui n'a rien à voir (mais alors rien du tout), Duez profitait de cette saison pour mériter ses quatre premières lignes dans les gazettes : il gagna le volant Karting. De la course, couchée sur le sol, il fit durant deux demi-saison. C'était la prime du concours. Un kart et quelques épreuves fin '75 et début '76.
     On a à peine entendu son nom que déjà il disparaît... Jusqu'au début de l'année 1977. Un première véritable saison qui lui permit de rencontrrer son premier vrai sponsor : Debor, mieux connu sous le nom de Tonton Tapis.
     On le vit notamment aux Boucles de Spa (équipier du Suisse Savary sur Porsche) et aux courses importantes organisées cette année-là à Francorchamps. Aux 600 Kilomètres sur une Toyota Celica 2 litres et aux 24 Heures, mais nettement moins longtemps, au volant de la même voiture et en compagnie du même équipier, Laffeach. 1977, c'est aussi l'année du volant Pilette (gagné) et de la course de côte de Tros Marets au volant d'une F2 (perdu).

     1978, c'est l'année des premières illusions perdues. Avec une Corolla 1600 et Debor dans ses valises, le voilà parti à l'assaut du Championnat d'Europe Groupe 1 Diners Club. Deux événements marquent pourtant sa saison. Le premier et le plus important est aussi le premier en date. Février 1978. Marc, au volant d'une Toyota préparée par Ove Andersson, rejoint l'arrivée des Boucles de Spa en 5ème position. Un résultat surprenant si on se souvient de la qualité du plateau et de son expérience tout à fait nulle dans le domaine. Certains applaudissent (nous en sommes), d'autres jasent ("Qu'est-ce qui fait là celui-là ?"). Réponse : il apprend son futur métier.
     Faut-il rappeler ici que c'est sans doute grâce à ce résultat que Marc fit partie de l'équipe Ford un an plus tard. Staepelaere, en tout cas, avait retenu son nom.
     Deuxième temps fort : deux courses de Formule 3 grâce au Tiercé Franco-Belge. L'une à Zolder (embrayage cassé sur la ligne de départ), l'autre au Ring, où il termine 23ème.
     Cette année-là, ce fut aussi sept courses de Formule Ford en Angleterre, une épreuve en Super-Ford à Brands-Hatch et quelques sprints au volant d'une Porsche 934 Gaban dans le cadre du gigantesque championnat des circuits belges réservé aux Groupes 2 à 5.

     Après une année tous azimuts, Duez se retrouve début '79 avec un volant Ford en point de mire. Il a été choisi par Staepelaere pour faire parti du trio des jeunes avec Snijers et Droogmans. A son programme, il y aura finalement cinq rallyes et en bout de course, peut-être un volant pour l'année suivante. A Spa, il est mis hors course pour avoir recommencé une spéciale bloquée ; au Kempen, il finit 4ème ; aux Ardennes 3ème ; à Haspengouw, il sort puis casse le collecteur ; et au Bianchi, après un tout droit, il renonce suite à la casse du support moteur. L'assistance n'était pas... au poste.
     A Ypres, Marc n'est plus Ford Belgique mais loue une Escort à Tony Maslen. Après six spéciales, il est 8ème mais termine sa course dans les pâquerettes du Kemmel. Une belle frayeur rétrospective. Ronny Joosten son équipier de la saison, en est quitte pour la peur.
     A peu près à la même époque, un contact avec Fiat Belgio, lui fait comprendre que tout n'est pas perdu. Philippe de Barsy recherche un pilote qui pourrait épauler Didi l'année suivante et Marc - comme Delbar - est approché. On le convie à une sorte de volant sur Zolder et à Opgrimbie où effectivement - mais on n'a pas dit que cela comptait - il est le plus rapide... La preuve : il dispose d'une 131 pour le Limburgia (abandon sur bris de pont à cinq ES de l'arrivée), pour Lessines (2ème) et pour Roulers.
     Les historiens de la course belge - s'ils en reste - nous feront encore préciser que Marc fit les 24 Heures de Francorchamps avec Dex et Baele sur une Capri Belga (abandon à 1 heure du matin), une course de Formule Ford à Nivelles et les 4 Heures du millénaire.

     1980 est une année de transition (air connu) pour Marc Duez. Il ne prendra pas part au moindre rallye, à l'exception des Boucles (abandon sur Datsun Léonard) et d'un rallye régional sur une Golf GTi de série. Comme c'est devenu une habitude, Marc se réfugie dans les course en circuit. Il dispute quelques courses de Tourisme dont les 24 Heures avec Dex et Dumont, et trouve un budget pour disputer quelques manches du championnat Benelux de Formule Ford. En fin de saison, il offre au team Prinz sa première victoire à Zandvoort si bien que, pour la saison 81, ce team lui confie le volant d'une Royale RP26 avec laquelle Duez terminera 2ème du championnat d'Europe de la spécialité, après plusieurs victoires.

     En 1981, parallèlement à son programme européen en Formule Ford, Marc décroche un budget des cigarettes Belga pour piloter une Porsche 911 Gr. 4 préparée par Jean-Pierre Gaban. Duez se classe 2ème à Spa, 4ème à Ypres après un tonneau avant de remporter, enfin, son premier rallye à l'occassion du Critérium Bianchi. Le terme enfin est exagéré puisque, en quatre saisons, Marc n'a pris part qu'a une quinzaine de rallyes, la plupart, il est vrai, au volant de voitures de premier plan. En fin de saison, Duez récidive en s'adjugent le Rallye du Condroz.

     La saison qui vient de s'écouler est importante pour Marc puisque Belga lui confie la mission de défendre les couleurs de la firme dans les neuf manches du championnat de Belgique des rallyes internationaux. Sur ces neuf rallyes, Duez en remporte non moins de six tout en ayant occupé la tête de chacune des autres épreuves avant d'être retardé ou contraint à l'abandon pour des ennuis mécaniques. La domination est totale et Duez est, bien entendu, sacré champion de Belgique des rallyes à l'occasion de sa première saison complète disputée dans cette discipline.
     En circuit, grâce à l'aide et à l'enthousiasme de Prosper Mollekens, un sponsor mécène responsable d'une entreprise de transports, il dispose d'une Ralt Super VW pour l'entièreté du championnat d'Europe de cette discipline. Dès sa première course au volant de cette voiture, Marc réalise la pole position et s'impose comme le seul adversaire à la hauteur du champion en titre, l'expériménté Walter Lechner. Les deux hommes se partagent les victoires jusqu'au moment où Marc doit abandonner ses prétentions au titre suite à trois retraits successifs dus au même problème mécanique (alimentation). Il termine 2ème au classement final de cette toute dernière édition du championnat d'Europe de Formule Super VW, puisque le constructeur allemand a décidé de supprimer cette formule de promotion.
     Par son pilotage, mais aussi par sa décontraction, sa bonne humeur et son sens des relations publiques, Marc duez a conquis à la fois le public belge et les sponsors ; malheureusement pour lui, la Belgique est un petit pays et ses exploits divers de l'année 82 sont loin de lui assurer un avenir sans nuage.

     Décidé à permettre à son pilote fétiche d'internationaliser sa carrière et de disposer d'un matériel à sa mesure, le Belga Team offrait une Audi Quattro à Marc Duez pour les épreuves belges les plus importantes - 1er aux Boucles de Spa, 1er au Haspengouw, 4ème à Ypres et abandon au Bianchi - et un rallye à l'étranger - abandon au Hunsrück - en 1983.
     Les responsables du Belgian VW Club se sont montrés très dynamiques à l'égard de Marc Duez. Aux côtés de Belga, le Belgian VW Club était en effet le véritable instigateur du programme Audi Quattro de notre compatriote. Heureux de pouvoir permettre au jeune pilote Belge de disposer d'une Audi, les responsables du Club avaient aussi insisté auprès de Roland Gumpert pour que Marc soit intégré chez Audi en tant que pilote d'essais. La réponse du team manager avait en un premier temps été négative, celui-ci disposant de valeurs confirmées comme Harald Demuth et Bernard Darniche. Un double forfait inattendu provoquait une réaction rapide chez Audi Sport pour qui il demeurait impératif de poursuivre le programme de tests intensifs en cours. Il n'était pas question d'employer à ce travail les pilotes du Team. C'était dès lors à Marc Duez que les dirigents d'Audi Sport faisaient appel.
     A 26 ans, la carrière automobile de Marc Duez prenait un nouveau tournant. Incorporé à l'une des plus prestigieuse équipes de rallye, Marc avait l'opportunité de travailler avec des professionnels de la course. Un encadrement hyper-professionnel qui aura constitué pour Marc, une expérience très enrichissante.
     Au lendemain de sa victoire acquise aux Boucles de Spa, Marc s'empressait d'accepter l'offre de Léon Lejeune afin de remplacer Georges Mignot au volant d'une Opel Manta GT/E pour le Rallye du Portugal (16ème). Cette opportunité devait lui permettre de faire connaissance, pour la première fois, avec une épreuve mondiale.
     Courant de cette saision en rallye, on retrouve Marc également au départ du Manx Rally (abandon) sur une Ford Escort RS et de la Ronde du Nouveau Namur (7ème) sur une VW Jetta Gr. A.

     Un contrat avec l'usine Rover comprenant la participation à plusieurs rounds mondiaux, présence garantie aux rendez-vous belges grâce à l'appui de Belga : la saison '86 se présente sous les meilleurs auspices pour Marc Duez et Willy Lux, qui font partie du petit cercle des équipages conviés à la grande fête du Groupe B.

     Nouvelle voiture, nouveau team, nouvel équipier : la saison '87 de Marc est placée sous le signe de... la nouveauté, bien entendu. Histoire de pimenter un peu plus son entrée en matière, le trinôme Duez-Biar-BMW M3 débute au Circuit d'Irlande avant de mettre le cap sur la Corse (6ème).

     Ainsi Marc Duez est-il engagé par Fina en 1989, dans une campagne mondiale au volant d'une BMW M3 dont les chances sont minces, face à la horde des quatre roues motrices. Mais le Grand n'en a cure : parfaitement drivé par Alain Lopes, il joue à fond la carte du spectacle et déchaîne l'enthousiasme de spectateurs déçus souvent par les passages trop propres des 4x4. La sonorité rauque du quatre cylindres BMW achève de donner à l'équipage belge la côte d'amour et, dès le Monte-Carlo, Duez-Lopes l'emportent nettement à l'applaudimètre tout en se classant 8ème de la hiérarchie finale. Ils font mieux encore au Portugal, où les conditions météos sont pourtant dantesques. Duez devient rapidement l'idôle du public portugais et hisse la M3 à une exceptionnelle 5ème place. En Corse, Prodrive réserve ses voitures les plus affûtées aux Français Chatriot et Beguin ; Duez ne s'en formalise pas et malgré un handicap d'une 50-taine de kilos, il termine 6ème. La suite de son parcours est tout aussi remarquable, avec une 12ème place... aux 1000 Lacs, et une 7ème au San Remo, deux épreuves pas vraiment taillées pour une BMW conçue en fonction des impératifs du circuit !
     Fort du soutien renouvelé de Fina, Marc Duez dispute en 1990, une mini-campagne mondiale aux commandes d'une Ford Sierra créée par RAS. La première sortie de ce binôme est positive puisque le Duze termine 8ème et 1er de la catégorie officieuse des deux roues motrices au Portugal. Les choses se pasent moins bien en Corse où le tandem Duez-Lopes renonce sur ennuis de turbo. Pour le San Remo, RAS décide d'aligner une Sierra quatre roues motrices. Duez se contente du 14ème rang, avant de clôturer sa saison par un abandon sur ennuis de moteur au RAC.

     En 1991, Toyota peaufine le développement de la Celica GT4 et dispose, avec Sainz et Schwarz, d'un tandem détonnant, renforcé ponctuellement par des pilotes du calibre de Duez. Ce dernier, essayeur attitré de l'équipe, s'est vu offrir un programme mondial de belle facture par Fina. L'entrée en matière sur les routes du Monte-Carlo n'est pas trop réussie : la Toyota du pilote belge sert avant tout à tester les pneumatiques. Le rendez-vous portugais n'est guère plus positif pour Marc : un bris de moteur met un terme à sa prestation. 4ème de la hiérarchie finale, il signe en Corse la meilleurs performance belge jamais réussie jusqu'alors dans une manche du championnat du monde des constructeurs. Il s'incline cependant en fin de course face à l'Italien Cunico et certains observateurs affirment que ce résultat a été interprété plutôt négativement par l'état-major du Toyota Team Europe. Doit-on y voir un lien de cause à effet ? Toujours est-il que Marc ne réapparaît plus sur la scène mondiale avant le RAC. Il s'y classe 8ème, après avoir réussi à éviter toutes les embûches d'un parcours aussi vicieux que d'habitude.
     Son contrat chez Toyota Team Europe lui permet également d'être au départ de quelques épreuves belges, mais ici les choses seront guère mieux qu'en mondiale, puisque c'est lui qui unaugure la liste des abandons (moteur) aux Boucles de Spa. Il gagnera bien les Hautes-Fagnes un peu plus tard, mais le Condroz de fin de saison se déroulera moins bien, puisqu'il n'y finira que troisième. Nettement mieux toutefois que le nouvel abandon enregistré à Ypres fin juin, victime d'une sortie de route après avoir trébuché sur des piquets en béton sciemment déposés sur sa trajectoire.

     Début 1995, après mûre réflexion, Marc Duez décide de ne pas prolonger pour deux années supplémentaires le contrat de pilote d'essais qui le lie depuis quatre ans au Toyota Team Europe. Une clause d'exclusivité stipulée noir sur blanc l'empêchait de faire ce qu'il aime par dessus tout : courir. Tournant le dos aux arguments sonnants et trébuchants d'Ove Andersson, Marc confie, une nouvelle fois sa destinée a son fidèle sponsor Fina en alignant deux programmes de front : Procar avec le team de Harry Valier et rallye avec Konrad Schmidt. Hélas la Ford Escort Cosworth du préparateur allemand ne sera jamais vraiment à la hauteur et la cohabitation avec Thierry Tassin au sein de l'écurie BMW tournera au vinaigre. Bilan : Marc fait une croix sur le Procar et ses ambitions en rallye et réoriente sa carrière dans les courses d'endurance aux Etats-Unis.

     En 1997, revenu au rallye par la petite porte en pilotant la Subaru de Steven Vergalle, il fait un come-back remarqué en voiture de tourisme lors des 24 Heures de Francorchamps. Il aura fallu à Marc patienter jusqu'à sa 20ème participation pour qu'enfin la réussite soit au rendez-vous. Un premier succès qu'il partage avec Hélary et de Radiguès.
     Ludovic Faure a décidé de tenter l'aventure Daf en compagnie de notre Marc Duez national dans la compétition européenne réservée aux... camions !
     Ce fut également une saison difficile pour Marcel Tarrès et notre compatriote Marc Duez (13ème) au Trophée Andros. Et enfin, notons encore la victoire de Pierre Merche, secondé par le Duze, au Fina Procar Trophy.

     En 1998, il a doublé la mise dans le double tour d'horloge ardennais, mais surtout, il a renoué avec le rallye au plus haut niveau. Nouveau venu en Belgique en rallye, Seat Import a enrôlé Marc Duez pour un programme alléchant avec une Ibiza Kit-car Evo : les trois grands rallyes belges - Boucles de Spa (abandon), Ypres (abandon) et Condroz (abandon) - plus deux rendez-vous mondiaux, le Portugal (abandon) et le San Remo (16ème). Duez - qui renonce aussi à tout projet Fina - sera impliqué dans le développement des nouveaux produits sportifs de l'usine. C'est que l'expérience acquise chez TTE peut être utile chez Seat Sport... où la construction d'une WRC, sur base de la Cordoba, a été officialisée. Par ailleurs, Marc - désormais associé à Tchine - a fondé le team G.A.M.M.A. L'équipe possède deux Mitsubishi Lancer Gr. N dont une engagée, pour Marc, au Monte-Carlo (20ème).

     Le 18 juillet 2003, Marc Duez est victime d'un malaise cardiaque, à l'âge de 46 ans. Il préférera déclarer forfait pour les 24 Heures de Francorchamps.

     C'est l'enfant du pays, Marc Duez, associé à John Muth, qui remporta en 2007 les Legend Boucles de Spa sur une Porsche 911. Si Marc est un des pilotes les plus charismatiques, généreux, rapides et polyvalents, il ajoute une nouvelle qualité à son pilotage... la régularité !
     Ce n'est pas sur des affiches électorales que Marc Duez, pilote de rallye et ancien vainqueur des 24 Heures de Francorchamps, s'est fait connaître. Aujourd'hui, c'est dans une nouvelle spécialité qu'il vient en aide pour conduire la commune de Stavelot vers 2012. Au sein du nouveau collège communal, il pilote l'échevinat des sports, de la jeunesse et du tourisme. Jusqu'ici le nouvel échevin ne regrette cependant pas de s'être lancé dans la politique communale où on va peut-être plus lentement, mais suivant des horaires bien plus étendus...
     L'on retrouva Marc au côté de Ruben Maes sur un des bolides du GPR Racing. Le duo débuta pourtant cette saison en Belcar comme favorit, mais ne la termina pas comme tel.
     Marc inaugura également le nouveau tracé du circuit de Spa-Francorchamps ; était directeur de course lors du Grand Prix de Formule 1 de Belgique et directeur de course assistant du Race of Champions.

     En 2008, Marc revient une nouvelle fois par la petite porte au rallye. Il débute la saison par sa présence aux Legend Boucles de Spa. Pour l'occasion, il reprend le volant d'une Audi Quattro identique à celle qu'il a imposée en 1983 et retrouva son équipier de l'époque Willy Lux. Suite à un problème de capot mal attaché, Duez-Lux apparaissaient finalement au 6ème rang avec leur coupé quattro. On dirait que cette malchance annonce une mauvaise année pour Marc qui voulait renoué avec le rallye pour une saison complète (où il fera finalement que quelques timides apparitions faute de budget) et se lancer dans le rallycross. Nous le verrons au plein de sa forme au East Belgian Rally (8ème) et à l'ADAC Rallycross d'Estering (abandon).
     Suite à un accident de la route en chaîne, Marc prendra le départ, avec de multiples fractures, des 12 Heures de Wervik (39ème), des 12 Heures de Spa (abandon) et du Ypres Historic Rally (8ème). Ses fractures s'ayant résorbé, il sortira vainqueur lors de sa deuxième apparition en rallycross à Estering. Mais le plaisir de cette victoire ne durera pas longtemps, car il abandonnera aux 24 Heures de Francorchamps et lors de la manche européenne de rallycross à Maasmechelen. Bien qu'étant annoncé aux 24 Heures de Zolder, le Duze, n'y participera finalement pas car au même moment il se fait opérer d'une ernie discale qui le contraindra à six semaines de repos (il déclarera forfait pour la dernière course de rallycross à Gründau). Il fera une timide apparition au Rallye de Jalhay (abandon), pour finir la saison sur une défaite au Rallye du Condroz (abondon) et un forfait suite à un problème de dos au Rallye des Crètes.
     Soulignons encore, que Marc était directeur de course adjoint lors du GrandPrix de Formule 1 et du Historique Grand Prix à Monaco, du Grand Prix de Formule 1 de Belgique et à la Course des Champions.

     En 2009, Marc racroche définitivement son casque et ne participera plus que pour le plaisis à quelques rallyes ou courses qu'il aime bien. Cet pour cette raison que l'on le retrouve au départ des Legend Boucles de Spa sur une Opel Manta 400 Gr. B (3ème) et au Rallye Monte-Carlo Historique (126ème).

 

Fait par Marouka Collart signé